Le Zika, une menace socioéconomique

Les actions gouvernementales ne sont pas encore à la hauteur de la grande menace que représente le virus Zika pour le pays, d’après le sénateur Wesner Polycarpe. Pour le parlementaire, la présence de ce virus en Haïti, représente une menace sociale et économique, en raison de ses conséquences graves. Des conséquences qui portent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à considérer ce virus comme une urgence sanitaire internationale.

Officiellement,  plusieurs dizaines de personnes sont atteintes de ce virus dans tout le pays, depuis le cas testé positif au cours du mois de janvier 2016. En guise d’action, les autorités gouvernementales ont produit un  message audio de  prévention et ont annoncé la mise en œuvre d’un système de surveillance jusque-là, précoce.


 


Répondant aux questions du journal, le docteur Wesner Polycarpe, sénateur de la République, a déclaré que « le Zika laisse de graves séquelles ».  « Des fois on ne s’en rend même pas compte (…) » a ajouté le sénateur. C’est un virus qui aime affecter surtout, la tête de ses victimes, spécialement les  fœtus, lors du processus de l’organogenèse, phase de développement des organes du fœtus.


 


 En  affectant le cerveau,  en termes de séquelles, le Zika peut laisser  la « débilité, l’imbécilité et l’idiotie (absence d’intelligence) », a affirmé  le docteur Polycarpe. Selon les déclarations du sénateur Polycarpe, les enfants qui auront été affectés à ce niveau ne développeront qu’un quotient intellectuel allant de 0 à 20 %.  Ce sont des gens qui ne pourront pas apprendre à l’école,  voire entrer sur le marcher du travail.


 


Le médecin a invité les autorités au pouvoir à considérer cet « aspect socio-économique de la question ». Il considère ces potentielles conséquences comme vraiment «  inquiétantes ». Il a recommandé  la  canalisation des femmes enceintes vers des centres de santé et l’accompagnement de celles-ci, le prépositionnement d’intrants appropriés dans les centres de santé, pour les diagnostics et les prises en charge des personnes touchées par le virus.


 


Une campagne d’éducation de grande envergure mettant à profit tous les espaces de grands rassemblements devrait compter parmi les actions à entreprendre par les  autorités gouvernementales actuellement.  L’intervention directe du MSPP dans les activités d’assainissement, et  une urgente formation spéciale pour les  technologistes médicaux sont d’autres initiatives importantes, toujours d’après le parlementaire, en guise de prévention et dans une perspective de prise en charge.


 


Le Zika, une urgence internationale…


 


Une des conséquences  visibles du Zika, c’est la microcéphalie (petite tête)  provoquée chez les enfants,  dont les mères ont été affectées. Tenant compte de ce mal, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé à la suite d’une rencontre de  réflexion sur le problème que le Zika est « une urgence de santé publique de portée internationale », le 1er février.


 


 Aux autorités des pays touchés par le virus, l’OMS leur demande d’assurer la communication et le partage de l'information d'une importance de santé publique pertinente rapide et opportune à  l’organisation, y compris  les données cliniques virologiques et épidémiologiques liées à l'augmentation des taux de microcéphalie.


 


La communication de ces données  devrait  faciliter la compréhension internationale de ces événements, pour guider le soutien international aux efforts de contrôle, et donner la priorité à la recherche et développement de produits, d’après un document publié sur le site de l’organisation.


 


Entre-temps, les autorités sanitaires haïtiennes et les représentants de l’OPS/OMS  doivent se rencontrer  pour discuter des moyens à mobiliser pour faire face ensemble au virus.

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